"En poste" avec Cécile - Les renforts qui font tourner la France #2

Portraits de Siders avr. 01, 2020

Depuis le 17 mars, seuls deux types de missions sont tolérés sur Side : les missions en télétravail et les missions sur le lieu de travail jugées indispensables à l'activité du pays. Rencontre avec ces Siders encore au travail en cette période de crise sanitaire.

Side : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Cécile: Je m’appelle Cécile, j’ai bientôt 55 ans et je suis prothésiste dentaire de métier. Aujourd’hui j’ai changé de branche, je suis devenue dessinatrice en autodidacte et je fais des plans pour un cabinet de géomètre. Je me suis inscrite sur Side à la fin de l’année 2019 pour réaliser des missions dans le secteur de la grande distribution afin de compléter mes revenus.  

S : Que faites-vous en cette période de confinement ?

C : Depuis le début du COVID-19 et le durcissement du confinement, les entreprises sont à l’arrêt et les devis ne sont plus acceptés surtout dans le milieu libéral dans lequel je suis. À la place je m’oriente donc vers des missions Side. J’ai entre autre récemment travaillé chez Biocoop, Hyper U et U Express dans les Yvelines.  

S : Quel a été l’impact de l’annonce du confinement sur vos missions ?

C : A l’annonce du confinement, les gens se sont rués dans les magasins. Il y a eu rapidement une forte demande. Vous savez, les supermarchés sont très sollicités en ce moment, c’est pour cela qu’il y autant de missions Side dans la grande distribution. J’ai vu des rayons dévastés, complètement vides. Notre rôle est alors de remplir et de passer les produits des rayons du haut dans les rayons du bas pour faciliter les achats des clients. La livraison et le drive fonctionnent extrêmement bien également.    

Au niveau du personnel, ça se passe très bien, les gens sont toujours content de nous voir arriver et nous sommes là pour les soutenir. C’est plus calme depuis quelques jours, il y a moins de monde dans les magasins par rapport au début. Il n’y a pas l’affluence du début mais il y a quand même du monde.

S : Comment l’entreprise s’adapte t-elle aux directives sanitaires ?

C : Il y a une file d’attente à l’entrée des magasins pour réguler le nombre de personne à l’intérieur. Les caisses sont régulièrement désinfectées (tapis, écrans, machines à carte bleu). Nous sommes équipés de masques et de gants et nous nous lavons les mains régulièrement. Tout le monde essaie de garder un mètre de sécurité, tout spécialement les clients d’ailleurs. Je trouve que le message est bien passé et que les consignes sont respectées.

S : Rencontrez-vous des difficultés dans vos missions, notamment par rapport à cette crise sanitaire ?

C : On voit que les grandes surfaces souffrent. Il y a un grand manque de personnel. Il y a des gens malades, certains qui doivent garder leurs enfants et d’autres qui exercent leur droit de retrait. Il y a un vrai besoin d’intérimaire, c’est sûr. Sinon, tout le monde est très gentil et bienveillant envers moi.

S : Comment vous sentez-vous personnellement par rapport à la situation ?

C : Alors je sors avec mes attestations bien sûr, j’ai la chance d’avoir une imprimante à la maison, et je respecte les règle sanitaires. J’encourage vraiment les gens à respecter les consignes, à garder une activité professionnelle et à se mettre au service des autres en ce moment.